Mon nouveau colocataire

(Histoire d’un auteur inconnu – Si jamais il se reconnait, je serais très heureux de faire sa connaissance…)

Il y a cinq ans, après une rupture avec ma copine, j’avais quelques difficultés à payer mon loyer. Des amis m’ont conseillé de chercher un colocataire pour partager les frais. Au début, l’idée ne m’enchantait guère d’habiter avec un inconnu, j’avais mes petites habitudes dans l’appart et j’avais peur de tomber sur quelqu’un de chiant ou d’irrespectueux…

Au bout de quelques mois, n’ayant plus une thunes, je dû me résoudre à admettre que je n’allais pas y couper. J’ai donc déposé une annonce sur un site spécialisé et j’ai profité de mes vacances pour faire un petit casting. Nous étions au mois de septembre et j’ai directement eu beaucoup de réponses d’étudiants et d’étudiantes qui cherchaient un appart pour leur rentrée universitaire. J’ai écarté d’emblée les filles car je souhaitais tout de même ramener quelques meufs de soirées et je pensais que ce serait plus simple avec un mec comme moi.

Les premiers gars qui se sont présentés chez moi étaient soit réservés, soit trop excentriques. Puis un jour j’ai reçu un message de Mathieu, un gars de mon âge (26 ans) qui allait débarquer dans ma ville le week-end suivant pour faire le tour des collocations qui l’intéressaient. Nous avons un peu papoté au téléphone et j’ai senti qu’une colocation avec lui serait possible. Nous avions la même vision des choses, le même mode de vie, bref le contact est directement passé. Je lui ai proposé de venir à mon appart le samedi en fin d’après-midi lorsqu’il aurait fini ses premières visites pour que nous puissions nous rencontrer.

Le samedi, je reçu un SMS vers 19h m’avertissant qu’il avait pris un peu de retard et qu’il débarquerait vers 20h30. Je lui ai répondu qu’il n’y avait pas de problème et que nous pourrions manger ensemble quand il arriverait.

À 20h30, la sonnette retentit et je vais lui ouvrir. Il est très grand comme moi, presque 2m, brun, bien foutu et je me dis qu’il ne doit pas s’ennuyer avec les filles (encore un point commun !). Je lui propose une bière et nous nous installons au salon en attendant que la pizza chauffe. Nous parlons de tout et de rien comme si nous nous connaissions depuis l’enfance et je sens que je pourrais cohabiter avec lui. Il est épuisé de sa journée, il a traversé la ville de long en large à pieds avec son gros sac à dos pour visiter les différentes colocations. Nous mangeons rapidement et j’ouvre une bouteille de vin (il faut bien le persuader qu’il ne trouvera pas de meilleur coloc que moi !).

La soirée défile sous nos yeux, les verres de vodka s’enchainent et vers 23h30 il me dit qu’il ne va pas tarder à partir. Il doit encore trouver un hôtel pour passer la nuit avant de reprendre ses visites le dimanche. Voyant qu’il est déjà bien épuisé, je lui propose de rester dormir chez moi puisqu’après tout nous allons peut-être être amenés à colloquer. Il fait un peu le gars gêné mais je sens bien qu’il n’est pas très motivé pour ressortir à cette heure-ci. Pour clore cette conversation je lui ressers un verre et lui dit :
— Aller ! Retire tes baskets et mets-toi à l’aise. Ce soir c’est une coloc d’essais !
— Bon, j’abdique, en revanche je te préviens, j’ai marché toute la journée, il faisait 40 degrés à l’ombre et ça ne va pas sentir la rose si j’enlève mes AF1 !

Je rigole et lui dit :
— Ça va, je ne vais pas mourir ! Je ne voulais pas d’un meuf chez moi pour pas être saoulé par ce genre de choses…
Il rit et me répond :
— Bon ! Au moins je t’aurai prévenu mon gars ! À ce moment-là, il retira ses baskets (pointure 48 !) et une odeur impensable me monta aux narines et envahit la pièce. Une réelle odeur de pieds moites, chaude, presque salée.
Bizarrement cette odeur, je ne la trouvais pas désagréable. C’était une odeur presque réconfortante, familière qui me rappelait mes années de foot et la bonne ambiance qui régnait aux vestiaires. J’étais en confiance avec lui. Comme j’étais perdu dans mes pensées et que je ne disais plus rien, il dit :
— Ça va gars ? T’es mort ? Tu veux que j’appelle le SAMU ?
— Euh… Non, non ça va…
— Tu veux que je remette mes skets ? T’as vu c’est un peu corsé hein !
— Non pas du tout, reste comme t’es. Je me disais simplement qu’on avait encore un point commun.
— C’est à dire ?
— Moi aussi, je pue vraiment des pieds et ça m’a toujours posé un problème quand j’habitais avec quelqu’un.

Là je me dis qu’on a le même problème et que du coup on arrivera à se supporter !
— Toi aussi ? Trop drôle ! C’est vrai que ce n’est pas simple de vivre avec ça ! Fais toi plaisir alors, enlève aussi tes TN mon pote !

J’ai aussi enlevé mes baskets et sans me demander il en prit une et la dirigea sous son nez.
— Eh ! Qu’est-ce que tu fais là ? T’es crade mec !
— Je compare ! C’est vrai qu’elles sont salées les tiennes aussi !

J’étais halluciné de la situation. Assis sur un canapé, avec un gars que je connaissais à peine, à parler de nos odeurs de pieds… C’est un sujet que je n’avais jamais abordé avec personne. Seul mes ex-copines me faisaient régulièrement des reproches là-dessus, comme si je le faisais exprès. Et là, ce gars avait le même problème que moi on en parlait de façon détendue, c’était la première fois que je ne prenais pas ça pour un défaut… Pire, ça devenait presque un défi à qui sentirait plus que l’autre… Moi qui n’avais jamais trouvé la moindre chose attirante chez un mec, je n’arrêtais pas de mater sa pointure 48 et je dois avouer que l’odeur qu’il dégageait commençait à m’exciter un max.

C’est à ce moment-là que j’ai fait un truc fou. Que je n’aurai jamais imaginé faire un jour. J’ai aussi pris une de ses baskets pour la sentir… Et conscient que c’étaient vraiment ses pieds qui m’intéressaient, j’ai fait mine de ne rien sentir de particulier…

— Tes baskets ne sentent pas tant que ça ! lui dis-je.
— Tu rigoles ? Bon c’est clair que ce n’est rien comparé à la « source » mais quand même…
— La « source » ?? fis-je semblant de ne pas comprendre.
— Bah mes pieds, la « source » quoi… Aucune fille n’a jamais voulu y toucher ou les masser tellement ils puent !
— Pareil !

J’étais super excité mais je ne savais pas quoi faire, tout ça était nouveau pour moi. J’ai décidé de faire redescendre la pression en lui proposant une partie de jeu vidéo. Il accepta. On dépliât le canapé pour s’allonger et comme il faisait encore bien chaud en cette fin d’été, on se mit en caleçon pour être plus à l’aise. Après une ou deux parties, il me dit :
— Bon le perdant a quel gage au fait ?
— Comment ça ?
— Bah quand je joue avec mes potes pour rendre le jeu plus intéressant, soit on parie des thunes, soit on met des gages… Et comme en ce moment je n’ai pas trop de thunes…
— Quel genre de gage ?
— Un truc drôle, rien de méchant je te rassure !
— OK ! Ben proposes vu que t’es habitué et je te dirai si j’accepte.
— OK ! Celui qui perd la prochaine partie doit rester deux minutes avec les panards de l’autre sous le pif !
— Euh… On peut ne pas respirer pendant deux minutes ?

Je fais mine d’être dégouté alors que j’en meurs d’envie. Moi qui m’étais calmé, je suis à nouveau pris de doutes quant à cette nouvelle expérience.
— Bon arrête de faire ta chochotte, dit-il en rigolant, attention ! départ !

Je n’ai plus le choix, la partie a commencée, que dois-je faire ? Gagner ? Perdre ? Je suis tellement absorbé par mes pensées que je joue n’importe comment et j’arrive deuxième… Je vois ses yeux pétiller, il est content de lui et me dit en souriant :
— Allé ! Tu as perdu ! Colle ton pif ! Et il me présente ses deux pieds devant le visage.

Je fais mine de résister un peu mais je ne peux plus reculer. Ses chaussettes blanches de sport n’ont pas l’air très fraîches. Elles sont jaunies en dessous, élimées sous les talons et la droite présente un trou au niveau du gros orteil. J’approche mon visage et colle mon nez sous ses chaussettes puantes. Au début je retiens ma respiration, je sens juste la moiteur et la douceur du coton sur mon nez. Il me sort de mes songes en disant :
— Allé ! Respire ! Tu vas devenir tout bleu !

Je prends une grande inspiration bruyante et mes poumons s’emplissent de cette odeur enivrante, chaude, cette odeur de mec qui commence à réveiller ce que cache mon caleçon.
— Voila ! Tu vois que tu y es arrivé mec ! Et il enlève ses pieds alors que j’aurais pu y rester toute la nuit… Je suis limite frustré de la situation.
— On refait une partie ?

Au fil de la soirée, il avait senti mes pieds deux fois et moi trois fois et je prenais de plus en plus de plaisir à le faire. Je pense que la dernière fois, j’ai dû largement dépasser les deux minutes car quand j’ai relevé la tête, il s’était endormi, l’alcool aidant.

J’avais devant moi un mec super beau, avec des pieds de dingue qui bouleversait tout ce que je pouvais connaitre de moi et qui commençait à me faire douter de mon hétérosexualité. Il était là, dormant comme un bébé, allongé sur le dos en caleçon, les pieds dépassant du canapé et moi à genoux en train de sniffer ses odeurs de panards complétement excité par la situation. C’est à ce moment-là que j’ai eu l’idée de passer outre mes convictions premières et d’aller vérifier si d’autres odeurs pouvaient m’intéresser.

Je l’ai un peu secoué pour voir s’il dormait profondément et il n’eut aucune réaction. J’ai approché mon visage de son caleçon et j’ai commencé à humer l’endroit qui renfermait sa bite et ses couilles. Une divine odeur de mec m’envahit. Une odeur de bite, de pisse et de sueur de couilles me monta aux narines et je sus que j’avais découvert quelque chose qui allait changer ma vie.

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