Petit Jules

(Histoire empruntée à mon cher ami Karyuma)

Si je devais choisir un qualificatif pour désigner mon petit frère, je choisirais probablement le mot « naïf ». Car en plus de l’être, il en a l’air. Comprenez que ça se voit sur sa figure, ça se lit dans son regard et ça transpire de ses attitudes. Que ce soient ses grands yeux bleus-gris au regard ingénu, ses quelques taches de rousseur parsemant son visage trop pâle aux traits enfantins, ou ses cheveux blonds et fins sagement alignés en un bol parfaitement défini, tout contribue à le faire passer pour plus jeune qu’il n’est. Ajoutez à cela le fait qu’il soit relativement petit pour son âge, et vraiment pas gros, on a vite fait de ne plus faire attention à lui ! C’est d’ailleurs pour ces raisons qu’on l’appelle, sans doute avec un soupçon de bienveillance, Petit Jules.

Et c’est un peu sa difficulté : imposer sa présence, et oser s’affirmer. Toujours soucieux de bien faire et de ne contrarier qui que ce soit, timide, foncièrement gentil et honnête, c’est un peu devenu le poupon dont je prends soin à ma façon. Qui plus est, Jules a toujours été un grand rêveur, trop empli de bonnes intentions pour savoir se confronter à la dure réalité du monde. Plutôt que de jouer au parc avec les autres enfants, il faisait partie de ceux qui, de derrière les grilles, enviaient les autres qui s’amusaient sans jamais risquer de s’approcher, trop prudent.

Il a toujours un peu vécu les choses comme elles venaient, à subir le meilleur comme le pire sans jamais vraiment donner son avis. Même si bien sûr il y avait plus malheureux et plus à plaindre, j’estime que mes parents auraient pu mieux s’y prendre : du fait que mon frère a une constitution jugée fragile, mon père et ma mère ont rapidement eu tendance à le surprotéger. Je ne parle pas par jalousie, car même s’il est vrai qu’à une époque, cela m’a fait me poser beaucoup de questions, leur délaissement à mon égard a fini par devenir plus une aubaine qu’un drame. Sans doute que l’adolescence et mon besoin d’indépendance ont bien aidé à ce que je ne leur tienne rancune.

Jules, lui, n’a jamais été très bien intégré dans les différentes écoles où il a été inscrit. C’est donc pour cette raison qu’il est scolarisé à la maison, et ce, depuis sa classe de 5ème. Deux fois par semaine, il va au conservatoire pour ses cours de piano. Car Jules semble avoir, depuis tout petit, des prédispositions pour cet instrument. C’est quasiment le seul biais par lequel il peut avoir un semblant de contact avec des jeunes de son âge. J’ai bien essayé d’en parler à nos parents, mais ils trouvent toujours tout un tas de raisons pour m’expliquer que, pour un enfant comme lui, les choses sont mieux ainsi. Jules, lui, ne dit rien. Je ne saurais même pas vous dire s’il a son propre avis sur la question. Du coup, je me suis en quelque sorte donné pour mission de faire le lien entre lui et le monde extérieur, en essayant de le « dégourdir » un peu, notre Petit Jules. Mission pour laquelle cela dit, je ne m’investis que lorsque mon emploi du temps le permet, et si je n’ai pas d’autres préoccupations plus personnelles à gérer. Non pas que je sois quelqu’un d’important ou surbooké, mais à mon âge, j’ai également grandement besoin de m’accorder du temps. Peut-être aussi qu’en dehors du contexte familial, j’ai une petite tendance à l’égocentrisme et à la superficialité. Je ne pense pas avoir été toujours comme ça, mais à partir de l’adolescence, ça a été une façon pour moi de me créer une forme de carapace, afin d’à la fois assumer qui j’étais, ce que j’étais, mais aussi pour ne plus être atteint par les moqueries et attaques des autres garçons de mon âge, pour qui je n’étais sans doute pas assez porté sur le sport, ou les filles.

Jules, finalement, c’est un peu celui que je serais devenu si je n’avais pas mis en place ces quelques mécanismes de défense afin de m’affirmer.

Je ressens beaucoup de tendresse envers mon petit frère, et ça a toujours été le cas. Non seulement ça, mais il me le rend bien. S’il y a bien au moins une chose que j’ai parfaitement réussie en tant qu’Homme jusqu’à présent (comprenez « ce que l’on attend d’un individu de sexe masculin »), c’est bien d’être un bon grand frère, prévenant et protecteur, lorsque les circonstances peuvent l’exiger. Et je dois dire que j’en suis fier, dans le sens où j’ai quelque part l’impression de lui apporter ce dont j’ai plus ou moins manqué lorsque j’avais son âge, bien que nous n’ayons que trois ans de différence. Nos rapports constituent une sorte de sécurité affective, invariable et désintéressée, qui marche dans les deux sens. Et finalement, n’est-ce pas cela, une relation fraternelle ?

Mais laissez-moi également me présenter : je m’appelle Viktor, et pour résumer les choses simplement, je suis, d’une certaine façon, l’antithèse de mon petit frère. Mince mais bien proportionné, pas très grand mais suffisamment, peau mate, regard sombre, sourcils épilés et fesses rebondies largement valorisées par une cambrure exagérément (et volontairement) marquée, attitudes aguicheuses et provocatrices, nous n’avons pas grands points communs en apparence.

D’autant que je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds, et si toutefois mon oppresseur s’avère être un peu trop dominant ou menaçant, je n’ai aucun problème à retourner ma veste, quitte à lui offrir mon cul pour qu’il me foute la paix. Je ne m’encombre pas de la fierté dont certains peuvent faire preuve en pareilles situations. Et effectivement, on peut dire que mon désintérêt pour ce que peuvent bien penser les autres à mon égard ne fait pas l’unanimité, à plus forte raison auprès de mes parents qui n’aspirent qu’à vivre le plus discrètement possible dans cet environnement campagnard où tout finit par se dire et se savoir, et dans lequel nous sommes considérés comme de nouveaux arrivants, depuis déjà bien cinq ans. Je me demande souvent si certaines choses ont pu leur revenir aux oreilles à mon propos, mais j’avoue que je préfère ne pas le savoir. J’apprendrais que mes parents ont honte de moi, je n’en serais pas surpris.

En même temps, c’est vrai que s’ils savaient tout me concernant, ils auraient certainement de véritables raisons de me renier totalement. Enfin, je suppose. Je suis homosexuel et je prépare un bac pro coiffure en lycée professionnel, ça ils le savent déjà. Et je pense que dans le petit village où l’on est venus s’installer, face à l’évidence flagrante lorsqu’on me voit, ça doit pas mal jaser dans mon dos, et par extension, celui de ma famille. Mais ce que mes parents ne soupçonnent probablement pas, tout du moins et a priori jusqu’à présent, c’est que cela fait plusieurs mois que deux à trois soirs par semaine, je fais le mur pour me rendre à vélo dans la ville voisine, Saint-Rémy. Là, je vais en général squatter les anciennes toilettes publiques, tout près de l’église et du presbytère, au fond du terrain de pétanque. Avec un seul et unique lampadaire dont la lueur orangée éclaire tout juste l’endroit, et une douzaine de vieux platanes en mal d’élagage, l’endroit est planqué, très sombre et assez fréquenté par les connaisseurs, l’idéal pour ce que moi et mes partenaires de circonstances avons à faire. Parfois je me fais payer, souvent je fais ça gratuitement, avec ou sans capote, même si ce n’est pas bien. Mais je ne dis jamais non. Jeunes, vieux, beaux gosses ou laiderons, timides, dominateurs, sportifs, handicapés, radins ou généreux, tant qu’on me demande d’être uniquement passif, il y a toujours moyen de s’arranger. Disons que mon physique plutôt avantageux me permet aussi d’être en position de force si la moindre négociation s’avère nécessaire, mais je sais également faire le mignon et minauder ostensiblement afin de gratter la moindre faveur ou mettre le feu à l’entrejambe d’un partenaire un peu trop hésitant ou réservé.

Malgré ma jeunesse, j’ai déjà vidé un bon nombre de paires de couilles. Il faut dire que je suis allé à bonne école car c’est Yacine qui m’a tout appris, un véritable mentor. Tous deux citadins d’origine, nous avons également le même âge et sommes dans la même classe. Mais lui a la chance d’avoir son petit appart’ à Saint-Rémy, car ses parents habitent un trou paumé où il n’y a même pas de ramassage scolaire à proximité. Sveltes, efféminés, ultra fashion autant que faire se peut, lui et moi sommes connus comme étant les deux salopes de notre école. Des filles faciles à dispo, mais on est des mecs. Et comme lui est de père marocain, il faut comprendre que cette touche d’exotisme débauché dans le paysage rural rencontre bien des amateurs, au moins tout autant que de détracteurs.

Le hasard avait plutôt bien fait les choses. Nous nous étions retrouvés assis à côté dès le premier jour de l’année dernière. Quelques semaines plus tard, il me présentait Boris, son « best plan » — un parmi d’autres —, rendez-vous pris avec lui par SMS quelques instants plus tôt pour l’interclasse de 11h dans les chiottes du préau. Un lourdaud quelconque de BEP mécanique, peu soigné et boutonneux, dont le QI ne devait pas excéder 80, peu apprécié à cause d’importants problèmes d’élocution qui semblaient être causés par une hypertrophie de sa langue, laquelle sortait souvent d’entre ses lèvres charnues surmontées d’un duvet laissé en jachère. Étonnamment, malgré sa position sociale peu reluisante au sein de l’établissement, il n’avait aucun mal à nous soumettre, tant sa considération pour les homos lui permettait de se sentir bien supérieur à nous. Si Yacine ne m’avait pas prévenu à l’avance, il est clair et net que jamais je ne me serais risqué à approcher un spécimen pareil. Mais voilà, l’individu possédait un argument de taille : une bite énorme comme on en rencontre peu, doublée d’être un juteur hors pair, un vrai canon à foutre ! Alors certes, j’avais déjà eu l’occasion d’avoir quelques petites expériences avant celle-ci, mais c’était bien la première fois que je partageais un partenaire avec une autre lope, et surtout que je me tapais un mec sur le seul critère de sa queue.

C’était peut-être encore un peu tôt pour moi, mais en lieu de traumatisme, je découvrais alors un plaisir nouveau, irraisonné, presque animal, celui de s’abaisser à accepter mon sort et ma fonction obscène sans aucune fierté, tout en ressentant une satisfaction extraordinairement décomplexée et immorale.

— Faut qu’je pisse, avait lancé Boris en pénétrant dans les toilettes, sans autre forme de présentation à mon égard.

Yacine s’était alors dévouée pour la lui tenir, tout en lui roulant une pelle profonde et langoureuse, ce qui, à ce moment-là, m’avait profondément dégoûté. Lorsque son érection ne lui permit plus d’uriner davantage, nous nous mîmes à genoux pour satisfaire son membre démesurément excitant. Un véritable moment de pure dépravation. Il gratifia nos efforts d’une décharge monumentale, aussi copieuse que surpuissante, sur nos visages souillés et dégoulinants du mélange de nos salives visqueuses. Nous avons ensuite passé le reste de la journée à puer le foutre, et à en rire… Ce qui nous avait permis de plutôt bien nous cerner mutuellement, et de prendre la mesure de nos intérêts communs.

Puis un jour, alors que Yacine était restée chez lui à cause d’une angine, je me suis mis en tête d’aller trouver Boris histoire de me l’accaparer ne serait-ce qu’une fois, pour moi tout seul. Désireux de marquer l’esprit de ce partenaire si avilissant, j’avais décidé de tout faire pour tenter de surpasser mon mentor. Je n’avais donc pas hésité, sitôt enfermés dans les chiottes et déjà la queue raide, à me mettre torse nu, pantalon et boxer sur les chevilles, et à expérimenter ce baiser profond qui m’avait tant écœuré la première fois. Tout en masturbant vigoureusement le membre lourd dont l’extrémité se couvrait progressivement d’un fluide légèrement bulleux, je laissais Gilbert me dilater la gorge avec sa grosse langue nerveuse et surprenante de viscosité, ses lèvres englobant les miennes comme des ventouses.

Je n’oublierai jamais, de ce moment-là, l’indécence de mon plaisir parfaitement contre-nature.

Du même temps, ses mains caressaient mes tétons avec fébrilité, avant qu’il n’entreprenne de les lécher et de les aspirer sans grande retenue, ce qui faillit me faire jouir. Mais je devais encore me livrer à l’essentiel, la fellation ! Je finis donc par me mettre à genoux, redoutant toutefois le menu qui allait m’être imposé. Je n’eus cependant pas à appréhender bien longtemps puisque Boris m’enfonça son gourdin dans le gosier sans prévenir, avec une autorité qui ne me laissa aucun choix. Je me retins de ne pas vomir, refluant quantité de bave qu’il m’étala ensuite sur le visage de sa verge massive. Commençant à me masturber d’une main tellement la puissance de mon érection me donnait mal aux couilles, je devins rapidement plus zélé, accélérant le rythme de mes va-et-vient gutturaux et pleinement dévoués. Et lorsqu’enfin il se mit à décharger, je me dégageai afin de prendre les premiers jets en faciale, avant de me réembrocher profondément et de déglutir tout le foutre qu’il lui restait encore en réserve.

À peine eut-il terminé de se vider qu’il s’en alla sans mot dire, m’abandonnant à genoux et à poil en train de m’astiquer la queue frénétiquement, le visage et le torse maculés de salive et de sperme. Les jambes tremblantes, je parvins à me redresser pour refermer le verrou derrière lui, puis je m’installai sur la lunette des chiottes, les cuisses complètement écartées. Une branlette de quelques secondes suffit à me faire gicler abondamment sur le torse, et même jusque sur le menton d’où pendait déjà un impressionnant amas gluant et translucide.

Comme c’était en toute fin de journée, je m’étais ensuite vite empressé, après un bref nettoyage au papier cul, d’aller visiter Yacine pour tout lui raconter dans les moindres détails, empli d’une fierté stupide autant qu’assumée. Je savais déjà qu’il ne serait pas jaloux, et devinais même sa satisfaction de me voir le suivre dans les sentiers tortueux de sa propre dépravation.

— Tu es même allé jusqu’à lui rouler une pelle, espèce de salope ! s’était-il étonné. Car il est vrai que cette option n’avait jamais été envisagée lors de nos plans suce habituels, et que j’aurais sans doute été bien trop gêné de m’y essayer en présence de Yacine.
— Ouep ! La prochaine fois, on le fera à trois … suggérai-je avec envie.
— Hummm, grave ! Tu as vu, c’est vraiment une expérience … particulière, hein ?
— C’est clair, j’ai eu l’impression, tu sais, d’être comme ces meufs qui se font violer par des tentacules dans les mangas !!
— Trop ! Boris est … Tentacules-man ! Haha ! plaisanta Yacine en riant avant de s’étouffer d’une quinte de toux.
— Ha haha ! On va l’appeler Poulpy, ce sera son nouveau surnom !
— Hihi, n’empêche, c’est dommage qu’il n’encule pas.
— Tu m’étonnes, acquiesçai-je volontiers avec toutefois une pointe d’effroi.

À partir de là, nous sommes plus ou moins entrés dans une sorte de concurrence complice, nous amenant très rapidement à devenir de véritables pétasses, chacune désireuse d’être toujours plus soumise et efficace que l’autre. Et c’est donc Yacine qui m’a parlé des chiottes publiques du village, et de l’argent que je pouvais m’y faire. Car même si je n’ai jamais été bien malheureux, je ne devais pas compter sur mes parents pour m’acheter tout ce qu’ils pouvaient trouver de superflu, en comparaison avec ce qu’ils avaient à l’époque où ils avaient eu mon âge. De toute façon, nous n’avons même pas internet à la maison, et le poste de télévision reste la plupart du temps sous clef pour éviter que Petit Jules n’en abuse. Ainsi, sur les conseils de mon pygmalion, je me suis trouvé un homme d’une cinquantaine d’année avec un bon gros calibre, qui me baise deux fois par semaine, en échange de quoi il me paye un smartphone avec un abonnement tout illimité. Étant donné qu’il a du fric, je pense même pouvoir négocier un ordinateur portable, avec lequel, pour faire comme Yacine, je voudrais notamment tenir un sexblog, où je posterais régulièrement des photos et autres vidéos de mes exploits les plus réussis, dans le but de me faire une petite publicité non négligeable. Quand je vois que certains hommes n’hésitent pas à contacter Yacine par ce biais pour prendre « rendez-vous », même si parfois le kilométrage pourrait en refroidir plus d’un, autant vous dire que j’ai hâte de pouvoir en faire autant !

— Plus ils sont vieux, plus ils sont prêts à payer. M’avait expliqué Yacine, avec force de pédagogie. Prends-en un avec une grosse queue, comme ça tu kiffes et tu sais pourquoi tu fais la pute. Tu fais gratuit la première fois, tu te donnes bien à fond, et le tour est joué ! Il pourra plus se passer de toi après !

Et effectivement, je n’eus aucun mal à appliquer à la lettre cette stratégie. C’est au moins un des avantages de la campagne : baiser un gay sera toujours plus agréable et moins dégradant que le cul d’un mouton ou d’une vache. Enfin, c’est ce qu’on se dit avec Yacine pour rigoler. Je vous épargnerai nos blagues sur la consanguinité, non pas que tous les hommes alentours soient des sauvages, mais vous savez, comme diraient mes parents, la plupart ne sont pas bien fins, comme le témoignent notamment les sensibilités politiques environnantes, ou encore ces familles traditionnelles marginales, exilées orbi afin d’échapper à la décadence qu’elles reprochent au monde urbain. Mais pour l’essentiel, nous avons de bons gros débiles bien racistes de tous âges, qui n’avaient sans doute jamais vu l’ombre d’un seul étranger avant Yacine, et qui n’hésitent pourtant pas à solliciter ses prestations, fort excités à l’idée d’aller « faire un attentat dans le cul de l’arabe » ; allez comprendre … Bref, tout ça pour dire que nous évoluons en milieu hostile, bien que chacun y trouve finalement son compte.

Cette petite routine assez particulière fut un jour troublée par un événement que je n’avais certainement pas vu venir, et que je n’aurais encore moins pu imaginer. Ce matin de la début août ensoleillé, je rentrais à la maison après avoir passé la soirée chez Yacine. Je n’avais donc pas encore dormi, et quelques restes de coke prise en début de soirée me laissaient comprendre que je n’étais pas encore prêt d’aller au lit. Tant mieux, car vu l’heure, il aurait été dommage que je démarre ma nuit alors que mes parents devaient rentrer de leurs vacances dans la matinée, amenant du même temps le grand-père passer la semaine. Ce qui était toutefois bien regrettable, tant Jules et moi avions apprécié cette parenthèse de liberté sans avoir à supporter la présence des adultes au quotidien. Quelle n’avait pas été ma surprise lorsqu’une semaine plus tôt, mes parents m’avaient annoncé la mission qu’ils me confiaient, à savoir m’occuper de mon petit frère durant leur absence. C’était bien la première fois qu’ils me faisaient confiance et me laissaient un minimum d’autonomie vis-à-vis de Jules. Et pour le coup, on ne peut pas dire que j’aie été bien sévère à son égard. Car pour être tranquille, je n’avais pas hésité à le coller devant la télé lors de mes escapades aussi bien diurnes que nocturnes. Ainsi, je pouvais être certain qu’il n’y aurait aucun problème, puisque lorsqu’on place Jules devant un écran, on le retrouve toujours à l’endroit où on l’a laissé, un peu comme un bibelot qu’on aurait posé là. Mais ça ne m’avait pas empêché non plus de passer du temps avec lui…

La campagne environnante défilait sous mes coups de pédales, me faisant dépasser champs d’avoine, pâturages et petits bois. Il faisait déjà tellement chaud que j’avais dû enlever mon t-shirt, noué autour d’un petit short en jean blanc, push-up aussi bien à l’arrière que devant, qui me moulait parfaitement hanches et fessier sans qu’il y ait eu besoin que je porte un quelconque sous-vêtement. Et puis bon, ça faisait salope, et tout ce qui me conforte dans cette vision que je veux avoir de moi-même est appliqué sans autre forme d’hésitation. Mais c’était toutefois avec un sentiment de frustration que je rentrais ce matin-là, puisque la soirée avait été bien plus chaste que ce nous escomptions avec Yacine. Vers minuit, nous étions allés faire un tour aux chiottes publiques mais nous n’y avions trouvé personne. Au bout d’une demi-heure d’attente et de roulages de pelles sensuels entre nous, un vieux pilier de comptoir sortant du PMU avait bien tenté une approche, mais Yacine l’avait renvoyé chier, peu disposé à donner gratuitement dans le troisième âge à ce moment-là. J’étais alors resté en retrait dans l’ombre, trop gêné d’avouer que je me l’étais déjà tapé plusieurs fois, et que ça m’avait très bien satisfait même s’il ne payait pas. Pourtant, ce n’était certainement pas Yacine qui m’aurait jugé là-dessus, mais peut-être que mon silence avait été la conséquence d’un mélange de honte liée à l’âge avancé du personnage, autant qu’une forme de possessivité qui me garantissait l’exclusivité auprès de cette grosse queue bien raide. Car je dois bien avouer avoir une forme d’attirance plus ou moins perverse pour les hommes âgés, me donnant cette délicieuse impression d’être capable de me taper n’importe qui.

Face à la situation qui visiblement ne promettait rien de bien intéressant, nous sommes alors vite rentrés, et avons fini par nous gouiner devant la webcam en dessous féminins, autre moyen que nous avions trouvé pour nous faire, de temps en temps, un supplément d’argent de poche. Toujours est-il que cette veillée n’avait pas tenu toutes ses promesses.

Tandis que, sur mon vélo, écouteurs vissés dans les oreilles, je ressassais les détails de cette soirée, un faisan s’envola du bas-côté à mon passage. Même si ça n’a rien d’exceptionnel par ici, j’en fus tellement surpris que je finisse ma course dans le fossé d’en face ! J’eus à peine le temps de reprendre mes esprits et de comprendre ce qu’il s’était passé qu’un bruit de moteur finit de me ramener à la réalité. C’était le voisin dans sa vieille 4L, un producteur laitier dont l’exploitation jouxte notre grand jardin avec piscine qui s’étend derrière la maison, rendant le vis-à-vis relativement important entre lui et nous. L’homme en lui-même, je l’avais déjà repéré depuis quelques temps. Baraqué, barbu et dégarni, il avait tout de ces masters mûrs et sévères qu’on voit humilier quelques minets libertins dans des vidéos porno sur internet. Mais à cause de la proximité avec la demeure familiale, et l’importance que j’accorde à bien cloisonner les différents aspects de ma vie, je n’avais encore jamais osé envoyer à cet homme le moindre signal. Pire encore, cela m’intimidait, comme si, finalement, la réalité et la normalité me rattrapaient dès lors qu’il pouvait y avoir le moindre lien possible avec ma famille, comprenez le moindre risque qu’on puisse savoir à quelles débauches je pouvais bien m’adonner. Qui plus est, mon père était allé pêcher avec lui à plusieurs reprises ces derniers mois, ce qui en faisait, à chaque fois davantage, une sorte d’ami de la famille …

La voiture cala à ma hauteur. Alors que je tentais d’extraire mon vélo des ronces après avoir peiné à me relever, la portière claqua puis l’homme en bleu de travail s’approcha. Ben alors mon gars, tu veux t’y un coup d’main ?

— Ça devrait aller, balbutiai-je en rechaussant mes tongs, autant gêné de la situation et de ma tenue légère que par cette présence intimidante en face de moi.
— Laisse-moi au moins te r’mett’e le dérailleux, sinon t’ira pô ben loin com’ça !

Je baissai les yeux vers mon vélo pour me rendre compte qu’effectivement, il avait déraillé. Je savais très bien le remettre tout seul mais face à la proposition, je n’eus pas vraiment la possibilité –ni l’envie d’ailleurs– de refuser.

Je m’écartai un peu et il extirpa le bicycle d’une poigne puissante des fourrés desquelles la roue avant était devenue captive. Alors qu’il était occupé à sa tâche, agenouillé de dos juste devant moi, j’en profitai alors pour rassembler mes esprits, et bien rapidement trouver la scène relativement ambiguë. Car finalement, il n’avait pas hésité à voler à mon secours avec diligence, moi le jeune citadin efféminé, torse nu en petit short moulant. Peut-être avait-il eu vent de ma réputation de salope, qui sait ? Et alors que je scrutais les ravages de sa calvitie, je me pris à m’imaginer, quelques minutes plus tard, assis à côté de lui dans sa voiture, à sortir sa grosse bite au travers de la braguette de sa combinaison, puis à le masturber avec lenteur avant de me pencher pour… L’excitation montant, je sentis mon sexe gonfler pour former une grosse bosse extrêmement voyante. Car j’enroulais toujours ma verge plutôt courte mais épaisse, de façon que, lorsque je bande, tout le volume de l’érection se retrouve à pousser vers l’avant. J’hésitai un instant à dissimuler cette réaction mais l’occasion était trop tentante. De plus, les relents de drogue me poussèrent à oser tout ce qui me passait par la tête à ce moment-là. Je passai furtivement mon avant-bras sur mon torse afin d’exciter mes mamelons, et m’appuyai, en prenant une pose aguicheuse, contre le coffre de la voiture. Lorsque mon sauveur, quelques secondes plus tard, se redressa pour me faire face, c’est en rougissant, bien cambré et tétons pointant, braguette prête à exploser, que je le reluquai timidement en me mordillant la lèvre inférieure. Il marqua un temps, arrêtant son regard sur mon buste tendu, parfaitement glabre, moite et bronzé, puis me tendis le guidon :
— D’vrait rouler mieux com’ça !
— Je ne sais vraiment pas comment vous remercier, M’sieur, répondis-je en exagérant une attitude ostensiblement séductrice, comme enfiévré par la chaleur du soleil et affichant une expression comme si j’étais à la limite de l’orgasme.

Mais à peine avais-je terminé ma phrase que mon smartphone vibra dans ma poche arrière. Par réflexe, je le consultai et me rappelai alors avoir mis un réveil à 9h00 au cas où je me serais endormi chez Yacine. Mes parents n’allaient pas tarder donc je devais impérativement rentrer et vérifier que tout soit en ordre. Ce petit rappel aux contraintes de la réalité m’obligea à couper court à la situation.

— Il faut que j’y aille, mes parents vont bientôt rentrer, minaudai-je avec un soupçon de provocation espiègle, comme si le fait d’évoquer l’existence de mes parents ajoutait une dimension perverse à la situation.

Je repartis à pied en tenant mon vélo par le guidon, faisant chalouper mon bassin et exhibant le dos de mes jambes lisses ainsi que mes fines chevilles. Au bout de quelques mètres, je me retournai en me remettant en selle, sous le regard de l’homme qui ne m’avait sans doute pas encore quitté des yeux, à ma grande satisfaction. Mais je n’avais plus le temps de deviner si mon petit numéro de charme avait fonctionné. À présent, mon seul souci était de rentrer à la maison et de faire en sorte que tout soit nickel pour le retour des parents… avec le grand-père !

— C’est moi ! Annonçai-je en franchissant le seuil.

C’était le test pour savoir si Petit Jules était levé ou non. Aucune réponse. Je fis un tour par la cuisine, puis le salon dans lequel je remis le poste de télévision sous clef. Rien ne traînait, parfait. Je montai à l’étage, appréciant les derniers instants de calme absolu dans la vaste demeure encore fraîche, et après avoir vérifié l’état de la salle de bain commune, je me dirigeai vers le chambre que mon petit frère et moi partagions depuis notre emménagement ici.

C’était une grande pièce lumineuse, avec, pour l’essentiel, un vieux parquet point de Hongrie, une immense armoire à glaces aux battants grinçants, une petite porte ancienne menant à une salle de bain privative, deux bureaux modernes et bons marchés en bois blanc, et, de facture similaire, un lit superposé dont j’occupais l’étage supérieur. J’avais proposé plusieurs fois à Jules que l’on échange, ce qui m’aurait rendu l’espace plus accessible lors de mes escapades interdites, mais visiblement, le fait de dormir en hauteur l’inquiétait. J’avais donc fini par ne plus insister sur cette question.

J’entrai donc dans la chambre, comme d’habitude sans m’annoncer mais en essayant de ne pas faire de bruit. Et c’est, comment dire, une envolée de draps qui me répondit dans la pièce plongée dans la pénombre, les rayons du soleil filtrant à travers les interstices des vieux volets restés fermés. Comme si d’un coup, Jules était parti se cacher au fin fond de son lit à mon arrivée. Il n’en fallut pas plus pour titiller ma fibre espiègle, et je me jetai tout contre lui, le rendant prisonnier de ma présence et de celle du mur de l’autre côté.

— Ben alors ? Tu crois que je ne te vois pas ? Me moquai-je gentiment.

Une main apparut, puis une seconde, puis une touffe de cheveux humides, et enfin son regard décontenancé, mais pas davantage. Il ne répondit pas, car probablement, il ne savait pas quoi dire.

— Mais ! Tu sors de la douche ? Tu es tout mouillé !

Tandis que je m’étonnais, je passai la main sur son front puis dans sa chevelure afin de m’assurer qu’il n’avait pas de fièvre. Je fus autant rassuré qu’étonné en devinant son peignoir en passant au niveau de la nuque.

— Mais qu’est-ce que tu fais en peignoir dans ce lit !?
— Mais, allez !!! geignit-il en renvoyant mollement ma main balader, laisse-moi tranquille !

Je pris la mouche l’espace d’une seconde face à tel accueil mais ne lâcha pas l’affaire pour autant. Je décidai alors de prendre une mine peinée, exprès pour le faire réagir.

— Ok… C’est comme ça que tu me dis bonjour ?

Ses yeux s’emplirent d’embarras, alors qu’il restait obstinément fagoté dans la literie.

— Grand frère … larmoya-t-il en rougissant, comme à chaque fois qu’il prenait une quelconque parole pour un reproche.
Afin de désamorcer la situation, je savais ce qu’il me restait à faire. D’un seul coup, je me jetai sur lui en criant :
— Gare aux chatouilles !!!
— Ahah ! Arrête ! Protesta-t-il en se recroquevillant pour me tourner le dos.

Mais très vite, j’arrivai moi aussi à me glisser sous le drap, et il ne tarda pas à se débattre en riant autant qu’en pestant. Mon avant-bras heurta quelque chose, et c’est alors qu’il me sembla comprendre. Je lui accordai un court répit pour lui demander, après que nous eûmes repris un peu de souffle, plein de curiosité et de suspicions, redoutant qu’il s’agisse de quelque chose m’appartenant :
— Qu’est-ce que tu caches là-dessous ?

Pas de réponse. Et il était hors de question que je sache Petit Jules avoir des secrets auxquels je sois étranger, autant que de le laisser jouer avec je ne sais quel objet auquel je tiendrais. Avec l’autorité d’un grand frère dans son bon droit, et comme pour faire comprendre que la rigolade était terminée, j’envoyai d’un coup le drap voler vers nos pieds et plongeai les deux mains entre les pans de son peignoir pour me saisir de l’objet de tout ce mystère.

— Noooooon ! Tenta-t-il d’objecter au travers de ses rires et gloussements.
— Fais voir ! M’exclamai-je en atteignant mon but, étonné cependant de ne rien reconnaître au toucher, excepté une imposante masse raide et tiède.

À ce moment-là, Jules abandonna enfin toute résistance, puis se tourna vers moi, les larmes aux yeux. Lorsque mon regard descendit jusqu’à mes mains, je me rendis compte qu’en réalité, c’était un énorme sexe en érection que je serais entre mes doigts. Mais il me fallut un certain temps avant de tout comprendre, car non seulement je ne m’attendais pas à ça, mais je dois dire que jamais de ma vie je n’avais vu un organe aussi démesuré, dans tous les sens du terme, autant disproportionné qu’étrangement dissymétrique. Jamais, Ô grand jamais, de toute ma vie je n’aurais pu imaginer une bite pareille, que ça ait été d’ailleurs sur mon petit frère, ou n’importe qui d’autre, pour vous dire ! Un monstre bien veineux et palpitant, aux dimensions irréelles. J’en restai bouche bée, ne comprenant même pas quel rapport il pouvait bien y avoir entre mon Petit Jules, le petit frère séraphique que j’avais toujours connu, et cette chose pulsante aux allures bestiales qui semblait plutôt appartenir à un mâle alpha d’expérience. Mon regard sceptique s’enquit du sien, au moins dans le but d’être bien certain qu’il s’agissait du petit frère à l’autre bout. Et effectivement, c’était bien lui, et tout rouge, comme une tomate, nu comme un ver, perdu dans son peignoir qui semblait fuir l’incommodité de la scène. Face à ma stupeur, l’inquiétude sembla l’envahir. Il cacha son visage derrière ses mains, laissant d’évidents espaces entre ses doigts pour me dévisager.

— Grand frère …
— Mais … Jules … Elle est énorme !
— Tu ne diras rien hein ?

J’eus peine à ravaler ma salive, oubliant instantanément de prêter attention à la question. Désarçonné, je m’accoudai pour me donner un peu de recul et me replacer à hauteur de Jules, sans pour autant lâcher prise de l’autre main.

J’avais le sentiment d’être hypnotisé par ce membre éléphantesque, serrant légèrement la base pour en faire saillir davantage les nombreux reliefs. C’est à ce moment-là que toutes mes frustrations refirent surface, et que la situation commença à m’échapper.

— Grand frère ! Tu jures que tu ne diras rien, hein ?

Des sanglots commençaient à faire trembloter sa voix. Je me tournai vers lui pour lui adresser le sourire indulgent qui arrange toujours tout avec lui.

— Ben ! À qui voudrais-tu que j’en parle ? Et puis avec une bite comme ça, tu peux être fier !
— Mais non ! Elle est moche et elle est trop grosse…

Je pense que si je n’avais pas eu d’autres pensées en tête à ce moment précis, j’aurais moi aussi eu les larmes aux yeux face à un désarroi aussi profond et sincère. Et dieu sait à quel point je détestais savoir mon petit frère dans un tel état. Il me fallait donc agir. Mais en tant que grand frère, que pouvais-je bien faire ? Étais-ce vraiment en tant que frère que je pouvais lui apporter une réponse satisfaisante ? Je pris conscience à cet instant que je bandais aussi, et que ça se voyait par l’entrebâillement de mon short.

— Crois-moi Jules, il y a plein de personnes pour qui ta bite est juste parfaite.

Je marquai un silence durant lequel je resserrai davantage mes doigts, tout en amorçant une légère pression vers le bas pour lentement décalotter son gland mouillé et violacé, dirigé vers nos visages.

— Je garderai ton secret si tu gardes le mien, répliquai-je alors sur un ton de défi complice.
— Quel secret ? Demanda-t-il avec une toute petite voix.
— Celui-là.

Sans autre forme de tergiversation, je me penchai pour apposer mes lèvres sur l’extrémité à présent totalement dégagée, parfaitement lisse et chaude de son sexe qui s’était incroyablement raidi, pour y déposer un baiser appuyé et volontairement sonore. Mais malgré toute la bonne volonté et toute la prudence avec laquelle je gérais cette affaire, je ne pus réprimer un immense frisson alors que ma bouche s’écrasait lascivement et s’entrouvrait tout autour de cette énorme sucette palpitante que je commençai à masturber avec lenteur et amplitude. La mâchoire écartelée comme si je voulais crier à plein poumons, le diamètre était tel que j’eus la délicieuse impression que ce chibre m’ordonnait : « Ferme ta gueule et suce. »

— Mmmmmmh…
— Grand frère ! Aaah… Qu’est-ce que tu…

Après quelques va-et-vient langoureux durant lesquels les mains de Jules vinrent se crisper dans ma chevelure sans pour autant m’empêcher, je m’enroulai alors comme un serpent possessif autour de son pommier, me donnant alors vue sur l’avant de son gland, joufflu et bifide, légèrement aplati, ce qui en accentuait le côté massif et autoritaire, partagé par un frein que j’aurais pu facilement pincer entre mes lèvres tant il était charnu.

— Tu vois, moi je la kiffe vraiment ta queue…
— Moui…

Mon visage alla s’enfouir entre ses deux énormes couilles que je me mis à lécher goulûment, puis je remontai lentement en écrasant ma langue le long de sa verge solide et enflée, que je redressai à la verticale pour bien en prendre toute la mesure. C’était proprement incroyable. Comment avais-je pu passer à côté d’une chose pareille jusqu’à présent ? Je me rendais bien compte que j’étais sérieusement en train de merder quelque chose, mais l’envie de bite avait une fois de plus été plus forte que la raison ou qu’une quelconque barrière morale. Je m’attardai sur son frein, moment durant lequel j’en profitai pour jauger les ressentis de mon petit frère. Il respirait profondément, bouche entrouverte, le regard impressionné, fixé sur ce qui semblait être la ligne de séparation entre mes lèvres et son gland. Visiblement, il n’avait pas l’air de détester, bien au contraire, comme en témoignaient les afflux abondants de mouille transparente auxquels se mélangeait ma salive filante qui commençait à pendre sous mon menton. J’hésitai un instant à adopter la même attitude obscène qu’avec mes partenaires habituels, mais la tentation était trop forte. En me servant de son gros gland difforme, je récupérai toute cette bave visqueuse pour me l’étaler comme un voile élastique sur mon visage, qui se déchire immédiatement en coulant le long de mes joues ou pour former des attaches gluantes entre mon arcade sourcilière et mes pommettes. Et comme je le branlais en même temps, j’étais bien placé pour me rendre compte que Jules bandait intensément. La taille de son engin était véritablement devenue ahurissante, ce qui attisa ma curiosité un brin dévoyée :
— Tu te la suces quelquefois ?

Je n’attendis pas la réponse pour reprendre l’énorme sexe en bouche et tenter de forcer vigoureusement ma gorge à flatter ce visiteur d’exception, et ce fut davantage de salive qui reflua et barbouilla ma figure, sans doute déjà méconnaissable et affichant une expression pleine de stupre.

— Urgl urgl urgl … bruitait mon gosier.
— Aaaah, grand frère ! … Oui, j’ai déjà essayé, confessa alors Jules, avec un air où se mêlaient la honte de son aveu et le plaisir de ma fellation intense.

Cette révélation piqua au vif ma soif d’obscénité.

— Vas-y, on te suce ensemble !

Et joignant le geste à la parole sans laisser d’autre option possible, je vins coller ma joue baveuse contre la sienne et calai ma main au niveau de sa nuque pour l’aider à se pencher vers l’avant, bien que ça n’eut pas été absolument nécessaire, tant la distance entre sa bouche et sa queue était incroyablement réduite. De l’autre main, j’empoignai fermement la base de sa queue afin de la diriger plus facilement vers nos visages.

— Grand frère… gémit-il tout en soulevant son bassin et en pliant son ventre afin d’optimiser sa position pour ce que nous nous apprêtions à faire.

Il n’eut pas le temps d’en dire davantage puisque déjà, je pressai derrière sa tête pour faire pénétrer l’engin viril entre ses propres lèvres.

— Je vais t’aider, ajoutai-je avec malice afin de contrecarrer au possible toute gêne inutile.
— …ran fr’mmmmh…

Jules en eut alors plein la bouche. Et comment n’aurais-je pu être choqué en voyant ce pavé massif déformer à ce point le visage si familier de mon innocent petit frère ? Comment un garçon aussi gentil et naïf avait-il pu se retrouver en pareille situation ? Quand je vis sa langue tourner péniblement tout autour de la surface turgescente et sensible, je me dis que finalement, nous n’étions pas frères pour rien. Mais le temps nous étant compté, je n’attendis pas davantage pour venir faire glisser mes lèvres sur le côté de son épaisse massue, remontant lentement jusqu’à l’extrémité. Je dirigeai la tête de Jules sur le côté pour avoir moi aussi droit à ma part du butin, et nos succions baveuses se retrouvèrent de part et d’autre à envelopper son gland toujours aussi juteux. Nos langues agiles et remuantes se frôlèrent dans un concert de gémissements étouffés et d’aspirations avides.

Soudain, le claquement de la porte du bas retentit dans toute la maison et s’en suivit un :
— Les jeunes ! Nous voilà !

Jules et moi sursautons. Il relâcha sa position mais je n’avais pas l’intention d’en rester là. Tout en continuant à le masturber énergiquement, je lui fis signe de ne faire aucun bruit, et je criai :
— On arrive !

La bouche, le menton et le haut du torse de mon petit frère étaient couverts de salive. Je lus l’inquiétude dans son regard mais pas autant que le plaisir qu’il ressentait alors. Ses jambes disposées en losange semblaient aussi tendues que tout le reste de son corps, ses cuisses tressautaient à intervalles de plus en plus rapprochés et il avait du mal à ne pas laisser échapper de petits soupirs étonnamment lascifs.

— Ça va bientôt sortir ! Gémit-il tant bien que mal, animé de spasmes de plus en plus puissants.

Enfin, j’allais toucher au but. Après autant d’efforts, il aurait été inacceptable de ne pas faire gicler cette queue monstrueuse. Et la curiosité de voir mon petit Jules nous éjaculer dessus était trop forte. Mais alors que j’intensifiais mes efforts, partageant presque avec mon petit frère son plaisir par procuration et sentant mon bras se tétaniser face à un effort si conséquent, quelqu’un s’engagea dans l’escalier menant à l’étage, où la porte de notre chambre était restée entrouverte. La queue de Jules se raidit alors incroyablement, et je vis le reste de mon petit frère s’animer de soubresauts impressionnants. J’eus, à ce moment-là, réellement peur d’être allé trop loin. Nos regards emplis de détresse se croisèrent l’espace d’un instant, mais celui de Jules fut immédiatement censuré d’un voile de foutre expulsé avec force sur l’innocence contrite de son visage.

— Aaah ! Laissa-t-il échapper péniblement, alors qu’une nouvelle giclée lui entrait dans la bouche comme pour lui commander de se taire.

Et dans un silence forcé empreint de plaisir incestueux, ce fut une succession de décharges puissantes qui s’ensuivirent, maculant nos torses et visages paniqués du liquide chaud et visqueux. Du fait de la masturbation intense que j’exerçais, de nombreuses projections se retrouvèrent propulsées dans toutes les directions. Ce fut une véritable éruption, un arrosage sous pression échappant à tout contrôle. J’eus limite peur que mon frère me clamse entre les doigts ! Du sperme vint s’écraser sur le mur derrière nous, par terre sur le parquet, sur le poster d’une célèbre pianiste classique à côté de nous, sur les cadres photo disposés sur la table de nuit, ou encore sur les lattes du lit au-dessus de nous ! Jamais de ma vie je n’avais encore expérimenté un tel sentiment d’indécence, et n’avais eu l’impression d’avoir été aussi choqué. Lorsqu’enfin, Jules eut terminé de se vider, je sautai hors du lit en l’entraînant avec moi dans la salle de bain attenante. J’eus tout juste le temps de donner un tour de clef derrière moi. Se fit alors entendre le grincement de la porte de la chambre.

— Il y a quelqu’un ? Demanda mon père.
— On finit de se laver et on arrive ! Répondis-je immédiatement en croisant les doigts pour qu’il ne remarque pas les nombreuses traces laissées derrière nous, tout en observant la trompe gluante pendant entre les jambes de mon petit frère, apeuré d’une telle prise de risques.

À voix basse, je récupérai toute son attention :
— Putain, la giclée que tu nous as mise ! Tu imagines si papa nous avait surpris ?

La douche à l’italienne fut le témoin de mon excès de zèle car je ne pus m’empêcher de prendre en bouche cette énorme masse encore maculée de sperme. Au bout de quelques instants, je conclus mon nettoyage en léchant ses grosses couilles naturellement imberbes, tout en me branlant à mon tour, sa verge molle mais au demeurant lourde et imposante posée en travers de mon visage. Il ne me fallut pas longtemps pour jouir, coupablement fier de mon exploit et d’avoir expérimenté une telle déchéance avec mon propre frère.

Une fois nettoyé et apprêté, Jules descendit les escaliers quatre à quatre pour aller accueillir nos parents et le papy, avec son habituel entrain lorsqu’il s’agit de retrouver les jupons de maman. De mon côté, il me fallut d’abord faire disparaître toutes les traces de nos bêtises. Sur la table de nuit, une photo de famille datant d’il y a dix ans dégoulinait de foutre …

Je réussis tant bien que mal à tenir jusqu’au soir sans dormir, mais je ne fus pas fâché d’enfin retrouver mon lit, même s’il n’était qu’à peine 22h. En dessous, Jules était également venu se coucher tôt, visiblement disposé à lire avant d’éteindre. Mais alors que j’allais embrasser de tout mon être les bras de Morphée, il m’interpella :
— Grand frère ?
— Mmmm… Quoi ?
— Tu viens me dire bonne nuit ?

La question, tellement inhabituelle, me tira hors de mon endormissement. Je commençai alors à avoir un étrange pressentiment.

— Grand frère, tu viens ?

Face à son insistance, je penchai la tête par-dessus le garde-corps de mon lit. Jules était par-dessus ses draps, en pyjama. Entre deux des boutons de sa veste, à hauteur du milieu de son torse, surgissait son gros gland humide, qu’il se mit à lentement décalotter sous mon regard médusé. Il n’en fallut pas davantage pour me faire bander et me convaincre d’intervenir, bien décidé cette fois à terminer les choses correctement. Moi qui ne pensais être qu’une salope doublée d’une pute, il semblerait que je sois en réalité bien pire que ça. À croire qu’en terme de mœurs, j’avais parfaitement réussi à me fondre dans le paysage local…

— J’arrive, Petit Jules…

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