Je suis passé à l’acte – 1/3

Je m’appelle Karim et j’ai 38 ans. Je suis en couple avec David depuis presqu’un an. Nous vivons une belle histoire, heureux et fidèles l’un à l’autre dans une petite ville provinciale. Un jour, sur Insta, je suis tombé sur un profil : Kiffeur40. Sur son profil, que des photos de skets et de cho7 bien crades. David ne le sait pas mais plus jeune, j’étais fan des plans crades, cho7 et skets. Ce kiffeur40 m’a rappelé bien des souvenirs de trips que j’avais à l’époque. C’est déjà loin en fait. Après plusieurs jours à aller visiter son profil, mater ses photos sans jamais oser les liker pour ne pas être découvert, je lui ai envoyé un message pour lui dire que je kiffais ses photos.

Très vite, je me rends compte que Seb habite la même ville que moi (je m’en doutais un peu vu le numéro sur son nom de profil…) et il a 29 ans. Pendant nos discussions, je lui dis bien que je ne cherche rien, je suis fidèle et je compte le rester. J’ai juste trouvé son profil sympa. Il m’a quand même envoyé des photos de lui. Je le trouve mignon. Je ne sais rien de lui, mais il voit tout de ma vie sur mon compte Insta qui je dois bien l’avouer montre mes amis, mon mec, mon taf, ma vie. Je sais que je joue à un jeu dangereux. Il peut parler à mon mec s’il le veut. Mais il m’attire, je sens vite que dans une autre vie, j’aurais pu être soumis à lui. Une dizaine d’années auparavant. Et j’aurais aimé lui être totalement soumis, à être chaque soir pendant qu’il se mate un film le nez sur ses cho7 daubantes. Il commence à avoir une certaine emprise psychologique sur moi et je refuse de lui faire ressentir. Un jour, il s’est décidé à me faire chier en pariant avec moi qu’il pourrait se taper mon mec. Ce jeu dura plusieurs semaines, je commençais à flipper grave le jour où il est allé voir mon mec qui bossait dans une boulangerie de la ville.

Sentant qu’il pourrait prendre le pouvoir, je décide d’inverser la vapeur : j’allais prendre le dessus et le soumettre à moi. Très vite, ça fonctionnait. Nos conversations étaient faites d’humiliation de moi à lui. Il voulait me voir et être à mes pieds. Il avait totalement oublié l’idée de se taper mon mec et ne pensait plus qu’à être ma lope. On parlait ensemble tous les jours mais je refusais cependant de passer à l’acte. Ce serait tromper mon mec et ce n’est pas ce dont j’ai envie. Je suis bien dans ma peau et bien dans ma vie, je n’ai pas envie que cela change jusqu’alors.

Mais Seb s’est lassé du jeu virtuel et commença à moins me parler, ne me contactait presque plus. Ou alors uniquement quand je prenais de ses nouvelles, comme par simple politesse. Je me posais de trop nombreuses questions.

Cela me manquait trop, j’étais accro à ce jeu. Je décidais alors de le reconquérir en me soumettant à nouveau. Mais il devint très vite insistant en me disant qu’il fallait qu’on passe à l’action vite sinon, on couperait le contact. Il ne voulait pas attendre et je pouvais comprendre que ce beau mec devait avoir des tonnes de mecs à ses pieds. Et d’un claquement de doigt, il pouvait avoir qui il voulait dans son pieu. Mais je sais que moi je lui offrirais autre chose. Si jamais j’osais…

J’y ai réfléchis tout un week-end, et le dimanche soir, j’acceptais un rendez-vous en lui disant bien qu’il ne se passerait rien de sexuel. Juste qu’on pourrait essayer les skets de l’autre, juste pour le kiff… Rendez-vous été donc pris : un lundi de décembre à 21H30 en bas de son immeuble (enfin, ce que je pensais être son immeuble). J’étais fébrile, j’avais dit à David que je ne rentrerai pas dormir car j’avais une réunion dans une autre ville. En réalité, j’avais pris un petit hôtel dans ma ville car je ne savais pas à quelle heure j’allais rentrer.

Me voilà donc là, devant le 38 impasse de Saumur, dans le froid, une ruelle déserte, avec mes skets aux pieds, attendant que Seb descende pour donner suite à mon SMS. Et puis je l’ai vu arriver, un sweat à capuche sur la tête, ses fameuses AF1 aux pieds. Il avançait d’un pas tranquille dans ma direction, il m’a tendu la main pour que je la lui serre ais-je pensé. Mais ses premières paroles furent :
– A genoux et tu embrasses ma main !

Je me suis exécuté telle la larve que je suis. Il n’y avait alors plus aucun doute. Je serai le soumis de l’histoire, la lope soumise aux moindres désirs du maître. J’ai embrassé sa main qui était d’une douceur folle, on sentait rapidement que le mec ne travaillait pas dans le manuel. Et je me suis relevé. La rue était déserte. Il s’est adossé au mur en s’allumant une clope. Il retira sa sket gauche et laissa son pied recouvert d’une cho7 bien crade adossée au mur. Il m’a dit de la sniffer, je me suis baissé pour la ramasser. Erreur numéro deux.

– Les chiennes dans ton genre, ça ne monte pas la sket au nez. C’est le nez qui va à la sket. Je me suis bien fait comprendre sous-espèce ?

J’acquiesçai de la tête avant de faire un 360 degrés pour voir si bien personne ne promenait son chien ou autre.

Personne à l’horizon, je me mets à quatre pattes afin de plonger mon nez dans la sket de Kiffeur40. Ces skets me font bander un max depuis des mois et j’attendais ce moment depuis des lustres. Comme prévu, les skets puaient la mort, leur état était lamentable. Et j’adorais ça. Pendant que je me gazais, il lâchait ses cendres sur moi et me balançait aussi mollards et insultes. Je n’osais pas me relever. J’étais tétanisé et excité à la fois. Il y avait une sensation étrange en moi. Cela faisait des années que je n’avais pas ressenti ça et je pense que cela me manquait.

Je ne savais pas ce que lui pensais du spectacle, je pense qu’il aimait ça.

– Relève la tête et tends-moi ta main droite.

Je m’exécutais naturellement et lui tendis la paume de ma main droite, il alla chercher un bon gros mollard glaireux pour le cracher en plein centre. Il écrasa alors sa clope au centre de ma main. Il m’ordonna ensuite d’avaler ce qu’il avait dans la main. Qu’en aucun cas il tolèrerait que son mollard et son mégot rejoignent la terre. Ils devaient tout deux passer par mon corps au moins une fois avant de rejoindre la rejoindre. Je refusais très nettement. Sans réfléchir encore une fois. Je le regretterai plus tard, assurément.

– Très bien. Ce fut un plaisir. Bonne continuation à toi lâcha-t-il en enfilant sa sket laissée fumante jusqu’alors.
– Non, excuse-moi, je…
– Tu quoi ? Hurla-t-il. C’est le troisième ordre que je te donne et j’ai déjà droit à un non. Comment dois-je interpréter cela ? Tu n’as pas réellement envie de moi. Tu n’es pas à la hauteur. Tu n’es qu’un gros tas de graisse incapable d’avaler un mégot alors qu’on lui a déjà fait avaler de la merde par le passé ?

Il était froid et cinglant. Il me faisait peur. Je pris une bonne bouffée d’oxygène et plongeai ma bouche au-dessus de ce mollard-mégot afin de l’aspirer. J’avalai alors. En ne le lâchant pas du regard. Il semblait satisfait.

– Très bien. Je préfère cela. Lève ton cul maintenant et on va rejoindre mon garage, j’ai aménagé quelques trucs là-bas.

Il envoya également plusieurs messages, j’essayai de voir à qui ou pour quoi. Je n’ai rien vu malheureusement. Nous rejoignîmes son garage qui était aménagé, il me dit de m’assoir sur une chaise qui trônait au milieu de la pièce. Il passa derrière moi et j’entendis des bruits métalliques, il m’attacha alors fermement les mains dans le dos à l’aide de menottes, je n’hurlai pas, je savais que la sentence serait d’une sévérité sans pareille. Je l’ai regardé, et dans mon regard, il a dû voir un truc du genre « Mais qu’est-ce que tu me fais ? On n’a jamais parlé de ça. ». Il m’a dit d’ouvrir grand la bouche pour y glisser une cho7 bien crade. Puis la deuxième. Ma bouche n’était plus qu’un gouffre à crasse et à odeurs. Et je ne pouvais plus aucunement piper mots. Il posa devant moi un PC avec ce qui semble être une vidéo en plein écran qui donne sur un appartement. Tout est inanimé.

– Très bien. Je vais fermer le garage et t’y enfermer. Tu vas rester sagement là, sans rien dire. Tu peux chialer si tu veux, je n’y vois aucun inconvénient. Je serai de retour dans une heure ou deux. J’ai besoin de te casser. Réellement. Durement.

Son portable sonna alors et je n’eu pas d’autres mots que ceux-là. Il dit à son interlocuteur qu’il arrivait dans la minute. Il éteint la lumière de son garage puis me laissa là dans son garage. Avec cet écran qui était figé sur une pièce encore vide…

J’étais là. Perdu. Dix minutes passèrent alors. Je tremblais, je ne savais plus si c’était la peur ou le froid. Les menottes étaient trop serrées et me faisaient un mal de chien aux poignets et aux chevilles. Je fixais cet écran ou rien ne se passait, un canapé à l’image mais personne ne bouge. Jusqu’au moment où je vis le bas d’un corps passer et installer une serviette sur le canapé. La cam était installée de façon à ce que je vois bien le canapé mais pas plus haut. J’ai reconnu le survêt de Seb. Il quitte l’écran et revient trente secondes plus tard avec quelqu’un d’autre. Que voulait-il ? J’avoue que je ne comprenais pas bien la manœuvre. Que je le regarde baiser ? Les deux corps étaient face à face. Je compris alors qu’ils étaient en train de s’embrasser, je voyais juste leurs mains se toucher le cul et frotter leur queue sur leurs pantalons. Malgré la peur, je commençais à bander. Ce mec était tordu, pervers de me faire ça mais voir deux mecs niquer, ça ne me laissait pas indifférent. Quel mec cela laisserait indifférent ?

Malgré tout, mes pensées raisonnaient dans ma tête : une fois qu’il aura baisé avec ce mec, que va-t-il faire de moi ? Dans combien de temps va-t-il me libérer ? Et pourquoi me faire assister à cela ?

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